Dimanche 7 mai 2006
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Saviez-vous que les grandes banques, sous l’égide des institutions financières mondiales, ont mis au point leur propre organisation en cas d’épidémie de grippe aviaire ? Ce n’est pas un canular, c’est sérieux : le FMI, les banques centrales des pays développés se réunissent régulièrement pour mettre au point leur système pour lutter contre la maladie.
Belle générosité, que cette volonté d’aider la population en cas de crise, me direz-vous ? Que nenni !
Il s’agit, of course, de moyens, de matériels, de médicaments qui seront réservés au monde de la finance, à ses employés : la maladie pourrait frapper près d’un tiers de la population, désorganiser profondément le pays et plonger dans le désarroi l’immense majorité de ses habitants, prenant l’allure d’une catastrophe nationale, ce n’est pas un problème des grands argentiers de ce monde, du moment que leurs employés ont leurs doses de « tamiflu » réservées et que la finance peut continuer ses affaires et jongler avec les milliards…
Au-delà de ce déni de confiance dans la capacité des hommes et des femmes politiques à gérer ce type de crise, alors que c’est aussi pour faire face à ce type de situations que nous avons des élus, quel égoïsme ! Quel manque de respect pour le citoyen, pour l’humain !
Car ne nous y trompons pas : si ce système parallèle est organisé, ce n’est pas pour le bien-être des salariés de la finance, mais bien pour s’assurer que quoi qu’il arrive, la finance passe d’abord…
Il semblerait que certains aient définitivement oublié que la finance, comme l’ensemble de l’économie, est au service de l’homme, et non pas le contraire... Et quand tout un aréopage d’institutions éminemment respectables multiplie des colloques et réunions officiels où sont cautionnées, voire encouragées ces réflexions, c’est l’ensemble du système qui débloque…